Source: VRI n°265 - mars 2010
Alors que Cernay-les Reims envisage une zone de 80 hectares, que Thillois et Champigny se développent tandis que Val-de-Murigny voit ses enseignes partir, que Bazancourt prépare de nouveaux projets industriels, la Ville de Reims n’a toujours pas présenté son projet de revitalisation du site de la BA112 qui fermera d’ici à 2011. Quant au projet commercial sur le site « Renault Pont de Vesle », la majorité refuse de diagnostiquer l’impact sur les commerces du centre-ville.
Pourtant, en mars 2008, Madame Hazan promettait « de construire la ville moderne et dynamique du XXIe siècle » sans augmenter les impôts. 2 ans après, chacun constate les réalités :
- IMPOTS LOCAUX : la majorité PS-PC-Verts a créée la TEOM dont le produit augmentera de 4.2% en 2010.
- CULTURE : la majorité PS-PC-Verts a réduit la durée des Flâneries musicales, baissé de 40% la subvention allouée aux « Mardis du Conservatoire », remis en cause le festival « Croix-Rouge s’affiche », supprimé les RITV et ne propose aucun plan de sauvetage pour le Fort de la Pompelle.
- ECONOMIE : la majorité PS-PC-Verts a baissé les subventions allouées aux associations à caractère économique et n’a proposé aucun plan de relance dont les effets n’auraient pas tardé à se faire sentir.
- ENVIRONNEMENT : contrairement aux promesses de la majorité PS-PC-Vets, aucun plan global -Agenda 21- n’a encore abouti alors que ce sujet concerne chaque rémois : pollution, économies d’énergies…
- JEUNESSE : la majorité PS-PC-Verts n’a toujours pas présenté le projet « Maison de l’Etudiant ».
Malgré une augmentation du budget « communication », la majorité PS-PC-Verts ne peut occulter ces réalités.
Jean Marie BEAUPUY, Johanna TOUZEL, Franck NOEL, Jocelyne LHOTEL Groupe MoDem
Source: VRI n° 264 - février 2010
Les Rémois se souviennent de la chanson de Dalida « Paroles, paroles » et de la déclaration de Madame Hazan : « Nous avons fait du dialogue la condition du mieux vivre et le levier de notre mandat ». 2 ans après son élection, qu’en est-il ?
Si en mars 2008, Madame Hazan promettait de construire le “Nouveau Reims” sans « aucune augmentation des impôts locaux », les Rémois -qui subissent une dégradation de leur propre pouvoir d’achat- se souviendront que c’est en 2009 que la majorité socialiste, Verts, communiste, leur a imposé la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM) (soit + 25 % de l’impôt foncier).
En mars 2008, Madame Hazan ne cessait d’affirmer pour « construire la ville moderne et dynamique du XXIe siècle » : moins d’impôts et plus de démocratie participative. Un an et demi plus tard, chacun constate le fossé entre les mots et les actes. Face à ce hiatus, les élus MoDem demandent notamment à Madame Hazan de :
Lorsque vous lirez cette tribune en octobre, sachez que nous avons été contraints par la majorité municipale de la rédiger courant août. Août étant le mois des étoiles filantes, nous avons souhaité formuler une série de voeux :
En mars 2008, Madame la Maire promettait aux Rémois de construire le “Nouveau Reims 2020” sans augmenter les impôts, en diminuant la dette, en animant davantage la ville…
- Qu’en est-il de sa promesse consistant à « favoriser les synergies permettant un renforcement du pôle santé » alors que la direction du CHU réfléchit à un scénario qui verrait la suppression de 500 emplois ?
En décembre 2008, Madame la Maire promettait de « revitaliser l’activité commerciale et artisanale de proximité », et
ce, tout en diminuant les subventions allouées aux associations à caractère économique (- 27 %). Un semestre plus tard, l’inquiétude
gagne les commerçants, notamment les non sédentaires :
- COMPORTEMENT : jour après jour, Madame la Maire manque d’exemplarité en augmentant les indemnités des élus de
36 %, en commandant un nouveau bureau pour un coût d’au moins 10000 €, en accroissant le personnel du cabinet.
En mars 2008, tout en dénonçant une « gestion au fil de l’eau » de l’ancienne municipalité, Madame Hazan promettait
« de construire la ville moderne et dynamique du XXIe siècle » sans augmenter les impôts locaux car « notre agglomération
connaît des opportunités : le TGV, le contournement Sud de Reims, la mise en service du tramway en 2011 ».
Lors du Conseil municipal du 26 janvier 2009, Jean Marie Beaupuy dénonçait __le fossé entre la réalité et les promesses de la
nouvelle majorité__.
Peu de temps après sa prise de fonction, Madame la Maire a annoncé une révision de l’organigramme des services municipaux.
Afin d’être conseillée dans cette démarche, la nouvelle majorité a commandé une étude qui propose plusieurs solutions.
Responsable et constructif, le groupe MoDem, comme l’ensemble du personnel de la ville, ne saurait s’opposer à une démarche
qui vise à améliorer la qualité des services municipaux sans en augmenter le coût de fonctionnement. En effet, il est
nécessaire de veiller à mettre en relation les compétences des cadres et des agents avec les fonctions à assurer afin que les Rémois
disposent d’une administration toujours plus efficace. Et ce, sans qu’il n'y ait de chasse aux sorcières mettant au placard ceux qui
déplaisent ou qui ne partagent pas les orientations politiques de la nouvelle équipe.
Début 2008, pendant la campagne électorale, Madame Hazan et ses co-équipiers ont fait de nombreuses promesses. Pendant les
premiers mois de leur mandature, ils ont pris leurs marques. Désormais, les Rémois attendent des actes :
En cette période de fin d’année, il est important de renouer les liens familiaux et amicaux. La crise financière internationale accroissant
les inégalités sociales, il est urgent que chacun d’entre nous n’oublie pas la valeur essentielle qu’est l’humanisme !
Dans son éditorial d’octobre, Madame la Maire a déclaré : « ''nous respecterons nos engagements… nous n’augmenterons pas les
impôts locaux'' ». Cette déclaration masque la réalité puisqu’elle a décidé la création d’une taxe sur les ordures ménagères qui
devrait coûter 114 € par ménage. N’assumant pas la maternité de cette taxe, la Maire a expliqué qu’elle était obligée d’appliquer
l’engagement 243 du Grenelle de l’Environnement : « instituer une tarification incitative obligatoire » relative à l’enlèvement des
ordures ménagères. Or, la Maire de Reims n’applique pas la loi Grenelle 1 du 21 octobre puisqu’elle se refuse d’intégrer « une part
fixe et une part variable » qui « permettrait de faire payer plus ceux qui produisent plus de déchets ». Où est la cohérence ?
Lors du dernier Conseil Municipal, Madame la Maire a déclaré : « ''Je suis en colère parce que la situation financière de la ville n’est
pas bonne'' ». En cause selon cette dernière, une politique d’investissement qui aurait été trop importante pour les Rémois : médiathèques,
Cartonnerie, Coulée Verte, salle René Tys, Stade de Reims, Maisons de la vie associative, tri sélectif… Pourtant dans l’opposition
d’alors, la Gauche a voté tous ces projets, sauf la construction du Stade alors que l’actuelle adjointe aux sports réclamait :
« Un stade et vite » (VRI n° 208, avril 2004, page 44). De plus, l’équipe de Madame Hazan qui réclamait toujours plus : skatepark,
Maison de l’Etudiant… (VRI n° 218, avril 2005, page 44) engage aujourd’hui de nouveaux investissements comme la rénovation
des Halles pour un montant de 31 millions d’euros : rénovation annoncée avant les dernières municipales de mars 2008 (VRI
n° 235, février 2007, pages 22 et 23).
La volonté de faire de la politique autrement, avec et pour les citoyens, est la seule solution pour renforcer un lien de confiance
entre le peuple et ses élus. Ce lien est d’autant plus fragilisé que le départ du député UMP de la 1ère circonscription provoque
l’écoeurement de ceux qui lui ont fait confiance. Le même sentiment que les électeurs ont éprouvé lorsque la majorité municipale
socialiste a annoncé une augmentation de 36 % de ses indemnités en période de crise du pouvoir d’achat.
La décision prise par le Gouvernement de ne pas renouveler la plupart des contrats aidés du secteur non marchand
(à l’exception notamment du secteur de l’Insertion par l’Activité Economique) risque de peser très lourd sur un grand nombre
d’associations de Reims.
La vie de notre cité est l’affaire de tous. Pourtant, que ce soit au niveau national ou au niveau local, la complexité des enjeux et la
technicité des dossiers fait que, bien souvent, le débat politique est confié aux experts et aux techniciens. La politique se professionnalise
et les citoyens se reconnaissent de moins en moins dans leurs représentants, qui ne les associent pas toujours
aux décisions. Le résultat est ce taux record de près 45 % d’abstention à Reims lors des récentes élections municipales.